Economiseurs d'eau: Acoram se ramifie
· Ouverture d'un bureau
à Marrakech
· Solutions dédiées
au domaine agricole dans six mois
Acoram, société installée
à Casablanca depuis 1999 sous forme de SARL et
spécialiste des économiseurs d'eau, ouvre
un bureau à Marrakech. «L'implémentation
de cette antenne devrait nous permettre d'assister nos
clients de A à Z», explique Saber Kanouni,
DG d'Acoram. Le gros des acquéreurs se situe,
en effet, au niveau du secteur hôtelier. L'investissement
consenti dans la ville ocre ne sera pas dévoilé.
Après Marrakech, ce sera au tour de Tanger, note
Kanouni. Et ce, afin de toucher le nord oriental, mais
également Fès et sa région.
Marrakech représente une «formidable»
passerelle pour toucher la région du sud, identifiée
par le groupe comme «zone à fort potentiel».
A titre d'exemple, le dernier relevé, à
la hausse, du nombre de nuitées enregistrées
pour la région de Ouarzazate semble donner raison
aux prévisions de la société (cf.
www.leconomiste.com). Acoram, qui travaille aujourd'hui
avec plus de 400 personnes (sous forme de patente, entre
autres), cible donc plus particulièrement l'industrie
hôtelière, grande consommatrice d'eau.
Près de 80% de la clientèle est en effet
située dans cette niche. Mais pas seulement.
Les attentats de 2003 ont amené le management
à réviser ses positions. «Il a fallu
aller voir ailleurs», explique cet ex de HEC Montréal,
spécialiste de la grande distribution. Le particulier
est alors dans la ligne de mire, observe Kanouni. Les
grandes surfaces Weldom, Mr Bricolage, Bricorama et
les enseignes spécialisées distribuent
économiseurs d'eau, anti-gaspi, douchettes éco
plus et plaquettes pro-natures (qui se posent à
l'intérieur des réservoirs des W.-C),
à partir de 49 DH. Les salles de sport sont également
un business juteux pour Acoram qui s'approvisionne au
Canada, en France et en Chine,
notamment.
Attention! les solutions proposées
ne sont pas les mêmes selon le destinataire. «Acoram
propose une gamme de produits lui permettant de s'adapter
au type d'usage en fonction du débit d'eau et
des installations préexistantes», indique
Kanouni. Comme, par exemple, un système intégré
pour les hôtels. Donc invisible pour le client...
A rappeler que pour un robinet par exemple, le débit
d'eau est de 20 litres par minute. Les économiseurs
offrent la possibilité de le réduire jusqu'à
4 litres, et ce «tout en gardant le même
confort», affirme Kanouni, grâce à
un mélange air et eau basé sur le principe
Venturi, du nom de son inventeur. La douchette, accessible
pour 80 DH environ, permet de diviser la «douloureuse»
par trois (7 litres au minimum au lieu des 20 usuels).
«Il faudrait que les gens prennent conscience
que ce n'est pas une question d'argent mais de priorité
nationale», lance Kanouni. A rappeler que le Maroc
est au bord du «stress hydrique», comme
l'a souligné en novembre Abdelkbir Zahoud, secrétaire
d'Etat chargé de l'Eau (cf. www.leconomiste.com).
Acoram finalise actuellement le développement
d'une solution qui permettrait la rétention d'eau
dans le domaine agricole et désertique. «C'est
imminent!» Lancement prévu dans six mois.
Progiciel
Acoram dispose d'un réseau de
partenaires, des ingénieurs plus particulièrement
(au Canada, en Europe, en Asie...), qui a permis l'échange
de brevets sur l'économie d'eau.
La société, qui préfère
rester discrète sur son chiffre d'affaires a,
en outre, développé un progiciel qui permet
de déterminer le retour sur investissement pour
n'importe quel type de structure qui s'équiperait
en produits Acoram. Ce progiciel a été
approuvé par EDF et Hydro Québec, dit
Kanouni. Acoram réalise, en outre, des audits
pour une approche personnalisée. En gros, les
appareils sont rentabilisés sur une période
de 8 à 13 mois, selon les études de l'entreprise.
Céline PERROTEY
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